Le Père Arthur BOHN

décédé à Wolxheim le 25 août 2011, âgé de 93 ans

Né : 17/10/17, Baerendorf (67). Profès : 8/09/38, Orly. Prêtre : 4/06/44, Chevilly
AFFECTATIONS : FRANCE : Piré (45-47, sous-maître nov. des Frères) ; Allex (47-51, économe et 51-52, directeur) ; Piré (52-55, maître nov. Frères) ; Langonnet (55-56, postulat). CONGO : Brazzaville (56-61). FRANCE : Neufgrange (61-66, service des vocations et 66-73, supérieur). Saverne (73-76, animation missionnaire et 76-82, supérieur). Sarralbe (82-2011, aumônier d’hôpital). Wolxheim (avril-août 2011).

Présenter en quelques mots la vie du P. Arthur Bohn relève de la gageure : 94 années de vie ne se résument pas en quelques phrases.
Le P. Bohn a d’abord été un missionnaire spiritain aux occupations nombreuses et variées : maître des novices à Piré, missionnaire au Congo-Brazzaville, supérieur de Neufgrange, de Saverne…fondateur des " amis de Libermann ", rédacteur de l’Écho, animateur missionnaire et grand photographe : bref, un homme riche en talents multiples. Mais on retiendra surtout du P. Bohn qu’il était un homme charmant et chaleureux, j’ajouteraiS d’un doux entêtement…
Puis ce furent 29 années passées à Sarralbe comme aumônier de l’hôpital, où il a laissé un souvenir marquant. Quelques témoignages :
" Le P. Bohn connaît au moins la moitié des habitants d’Alsace Lorraine ; l’autre moitié le connaît ". " Le P. Bohn n’était pas seulement le prêtre, mais l’ami de tous et toujours d’une grande disponibilité ". M. Schwander, au nom du personnel hospitalier a souligné son rôle de confident, adoucissant les soucis ou apaisant les tensions, ajoutant que " dans cet hôpital il y a un organe que vous connaissez bien, c’est le cœur ".
Passionné d’art et d’écriture, le P. Bohn a publié plusieurs livres sur les chapelles de la région : celles du pays de Forbach, celles du pays de Sarrebourg et celles de Sarreguemines-Bitche-Sarralbe. Son goût pour les arts s’est traduit à travers la photographie, réunissant pas moins de seize albums sur la vie de l’hôpital. En 2007, il était nommé citoyen d’honneur de la ville de Sarralbe, une belle reconnaissance. C’est en mars 2011 qu’il a choisi de se retirer à la communauté de Wolxheim. Là, il continuait à écrire et achevait un ouvrage recensant les confrères inhumés au cimetière deWolxheim.
Sa petite nièce Isabelle, confiait : " Il y a deux choses qu’il n’arrêtait pas de répéter, surtout ces derniers temps, c’est le fait qu’il aimait tellement les autres et surtout qu’il était un enfant gâté. Que la vie lui a tellement donné qu’il n’aurait jamais assez de temps pour remercier Dieu ". Et nous, ses confrères, nous disons Merci à Dieu d’avoir donné un tel serviteur à l’Église.
Edouard Brucker
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